Un enjeu mondial !
Au même titre que le changement climatique, l’appauvrissement de la diversité biologique, est devenu une menace très importante pour notre avenir.
L’action humaine est largement responsable de cette situation, mais l’homme peut encore, par ses choix politiques et quotidiens, arrêter l’érosion de la biodiversité. C’est de ce constat qu’est née la Journée Mondiale de la Biodiversité.
Quelques repères …(voir les fiches gouvernementales)
La biodiversité, c’est quoi ?
La biodiversité représente la diversité des êtres vivants et des écosystèmes : la faune, la flore, les milieux mais aussi l’espèce humaine, les races et variétés domestiques ainsi que les interactions entre ces organismes.
Quel rôle joue la biodiversité ?
La biodiversité assure les fonctions indispensables à toutes les formes de vie et nous rend des services essentiels : elle est source d’alimentation, fournit des matières premières, contribue au maintien de la qualité de l’eau, de l’air et des sols, … Le maintien de la biodiversité repose sur des interactions fragiles entre les différentes espèces et les milieux naturels dans lesquels elles évoluent.
Quelle est la situation actuelle de la biodiversité ?
Selon une récente évaluation des écosystèmes pour le millénaire, menée sous l’égide de l’ONU, près des deux tiers des écosystèmes sont actuellement exploités au-delà de leurs capacités, et le taux de disparition des espèces est estimé de 100 à 1000 fois supérieur au rythme normal d’extinction. La diversité biologique et les services qu’elle rend s’appauvrissent en France comme dans le monde. Malgré les efforts entrepris, les causes principales de son érosion, à l’échelle mondiale comme sur le territoire français, restent :
- la fragmentation, la dégradation ou la disparition des milieux naturels ;
- l’utilisation de certaines espèces et ressources naturelles au-delà de leur capacité de renouvellement ;
- la pollution de l’eau, de l’air ou des sols ;
- la propagation d’espèces envahissantes ;
- les effets attendus du changement climatique.
Selon les experts, la moitié des espèces vivantes que nous connaissons pourrait disparaître d’ici un siècle.
Comment conserver la biodiversité ?
Au niveau national et territorial :
Les engagements du Grenelle de l’Environnement (2007) sont en cours d’intégration dans la stratégie nationale pour la biodiversité (SNB) adoptée en 2004. La SNB s’appuie actuellement sur 10 plans d’action sectoriels dont la révision permet d’intégrer les engagements du Grenelle de l’Environnement. Des exemples pour Bussy et ses habitants.
Plan d’action urbanisme :
- intégrer la biodiversité dans les documents d’aménagement et d’urbanisme ;
- restaurer la nature en ville et promouvoir le suivi de la biodiversité en milieu urbain ;
- communiquer sur les projets urbains intégrant la biodiversité ;
- renforcer la sensibilisation et les compétences des professionnels et des acteurs de la ville ;
- évaluer la prise en compte de la biodiversité dans les documents d’aménagement et d’urbanisme.
Plan d’action projets de territoires :
- développer des méthodes prenant en compte la biodiversité dans l’aménagement du territoire ;
- favoriser les échanges d’expérience et constituer des réseaux de compétences ;
- organiser des séminaires et dialogues locaux sur la biodiversité ;
- intégrer la biodiversité dans les contrats de projets État-Régions et les Agendas 21.
Pour Bussy et son futur Eco quartier, la biodiversité se doit d’être un élément structurant des projets urbains.
Au niveau des citoyens :
Toutes nos actions, petites ou grandes, comptent lorsqu’il s’agit de biodiversité : nos gestes quotidiens, notre engagement sur des actions locales, nos connaissances.
Si nous sommes aujourd’hui la cause principale de cette disparition, nous pouvons également en devenir le remède !
L’effet papillon
Avec leur grande diversité et leurs exigences écologiques variées, les papillons sont de précieux indicateurs de la qualité des milieux naturels, et donc de la santé de nos écosystèmes. Aujourd’hui, le faible nombre de biologistes professionnels fait que les données disponibles sur les papillons demeurent insuffisantes. Les réseaux d'amateurs sont plus que jamais indispensables pour alimenter en données les observatoires de la biodiversité, en étroite collaboration avec des scientifiques.
Noé Conservation et le Muséum National d’Histoire Naturelle ont donc lancé l’Observatoire des Papillons des Jardins. Le principe est simple : tous les utilisateurs de jardin sont invités à regarder les papillons, à les identifier et à transmettre leurs observations aux scientifiques du Muséum. On peut participer une fois ou régulièrement, il n’y a pas d’engagement, il n’est pas nécessaire de connaître déjà les papillons : c’est facile et toutes les observations comptent ! Plus d’informations
Ce grand observatoire citoyen des papillons, ouvert aux débutants comme aux passionnés, s’inscrit dans le cadre du programme Vigie Nature du Muséum National d’Histoire Naturelle et dans la démarche de Butterfly Conservation Europe, une organisation regroupant diverses institutions et associations européennes qui travaillent sur les problématiques de suivi et de conservation des papillons.
